Saint-Etienne, Unieux… : même combat face aux « emprunts toxiques »

A l’image des villes de Saint-Etienne ou d’Unieux, plusieurs collectivités de France se retrouvent soumises aux « emprunts toxiques » réalisés avant la crise 2008, devenus parfois impossibles à rembourser aux banques.

« Acteurs publics contre les emprunts toxiques ». La couleur est annoncée, certaines collectivités pas contentes ont décidé de se monter en association. Neuf élus plus précisément, qui pourraient être beaucoup plus, si chacun assumait ses erreurs de gestion du passé. Les 9 protestent contre les « emprunts toxiques » qui les touchent, réalisés souvent par l’ancienne équipe municipale. Des produits financiers achetés aux banques avant la crise économique, et aux taux d’intérêts devenus surréalistes après la crise.

Alors, à l’image de la Seine Saint-Denis et de Claude Bartolone, le maire de Saint-Etienne, Maurice Vincent, a assigné une banque en justice, en l’occurrence la Deutsche Bank, pour un manque d’information au préalable quant aux risques courus via ces emprunts.

 

2. 7 millions contre 4 millions

Le 93 ou Saint-Etienne, qui vont pouvoir au passage aider des collectivités plus minces, bien petites et bien faibles face au pouvoir des banques. Comme celle d’Unieux par exemple, où le maire Christophe Faverjon ne décolère pas : « Près de 40% de ma dette, soit sept millions d’euros, est constitué d’emprunts toxiques. En grande partie chez Dexia, qui m’a proposé de sortir de son contrat d’une valeur de 4 millions en échange d’une indemnité de 7 millions » (source : L’Express).

Une commission d’enquête pourrait d’ailleurs être crée à l’Assemblée Nationale, en parallèle de l’éventuelle arrivée d’autres collectivités au sein de l’association.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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